Une séparation signifie la fin de la vie commune. Le mariage continue d'exister. Si vous et votre époux/épouse vous mettez d'accord sur un règlement de la séparation, il n'est pas nécessaire de recourir à un tribunal. Vous pouvez régler cela librement en concluant une convention de séparation.
Bien de l'enfant
Si et dans la mesure où des enfants mineurs sont concernés, leurs intérêts doivent être pris en compte le mieux possible. Ce n'est que si ce n'est pas le cas que la KESB a une raison d'intervenir. Il est important que les deux parents parlent aux enfants et précisent qu'ils les aiment et que la séparation n'a pas été provoquée par les enfants, que les enfants n'y sont pour rien. Les enfants portent lourdement le poids d'une séparation et souhaitent encore longtemps que leurs parents se retrouvent. L'expérience montre que les résultats scolaires diminuent pendant plusieurs mois.
Changements
Une séparation entraîne différents changements :
- Vous avez désormais besoin de deux logements.
- Comment le mobilier est-il réparti entre les deux appartements ?
- Le changement d'adresse du conjoint qui déménage doit être signalé à l'ancienne et à la nouvelle commune.
- L'administration fiscale doit être informée.
- Si vous avez des enfants mineurs, il s'agit de prendre des dispositions aussi concrètes que possible : Comment les heures de garde sont-elles réparties entre les parents (ce qu'on appelle la garde) ? Dans quelle commune et à quelle adresse les enfants sont-ils officiellement inscrits (lieu de scolarisation) ? Comment comptez-vous gérer les vacances, les week-ends et les jours fériés ? Les enfants peuvent-ils continuer à communiquer librement avec les deux parents (numériquement, par téléphone, par courrier) ?
- L'un des conjoints a-t-il besoin de l'entretien de l'autre, le cas échéant dans quelle mesure et pour combien de temps ?
- Comment les frais de subsistance des enfants sont-ils couverts ?
- Les possibilités de gain des deux conjoints doivent être clarifiées.
Il n'y a pas lieu de procéder à une liquidation du régime matrimonial. Toutefois, si vous souhaitez volontairement une séparation de biens, vous pouvez conclure un contrat de mariage correspondant auprès d'un office notarial. Vous pouvez également demander au juge des mesures protectrices de l'union conjugale d'ordonner la séparation de biens.
Souvent, lors d'une séparation, les époux révoquent les procurations bancaires et PostFinance qu'ils avaient accordées à l'autre. Ils peuvent également fermer l'accès aux cartes de crédit. Les comptes communs peuvent être maintenus ou fermés.
Les avoirs de la caisse de pension et de libre passage ne doivent être partagés qu'en cas de divorce (sauf s'il existe l'un des motifs exceptionnels de versement anticipé).
Pension alimentaire
Les calculs de la pension alimentaire sont en principe effectués selon le même système qu'en cas de divorce. Toutefois, des périodes de transition plus longues sont souvent prévues, pendant lesquelles des pensions alimentaires plus élevées sont versées.
Organisation de la vie
Une séparation peut être l'occasion d'élever le mariage à un nouveau niveau. Au fil des années, chaque personne change. Il n'est donc pas garanti d'emblée que l'on change d'une manière qui permette de rester avec son/sa partenaire. Pour relever ce défi inévitable de manière constructive, la communication entre partenaires est essentielle. Le cas échéant, il est également utile de faire appel à un conseiller conjugal.
Une convention de séparation équitable et autodéterminée vous permet de régler librement vos conditions de vie. Une procédure judiciaire peut être inévitable dans certaines circonstances (en cas de violence, de malhonnêteté, de dogmatisme), mais elle entraîne des dépenses considérables sur le plan matériel et personnel. Cela vaut même si l'assistance judiciaire gratuite vous est accordée faute de moyens financiers suffisants.